Essai Harley-Davidson Slim 2018, muscle et sex appeal au menu !

Le Slim c’est un sous-produit de Fat Boy ! Si tu peux pas avoir un Fat Boy, t’as qu’à prendre un Slim !

Je ne compte plus les remarques lues et entendues lorsque le Slim a fait son apparition chez Harley en 2012. Autant le dire tout de suite haut et fort, je ne suis pas d’accord avec ça ! L’essai Harley-Davidson Slim 2018 du jour va vous prouver pourquoi.

Essai Harley-Davidson Slim 2018, muscle et sex appeal au menu !

Essai Harley-Davidson Slim 2018

Essai Harley-Davidson Slim 2018, le 107 à la fête

Rien de tel que de passer d’une moto à l’autre en quelques minutes pour faire la différence. C’est ce que vous faites quand vous allez essayer une moto chez votre concessionnaire, vous comparez la vôtre et l’autre. C’est ce que j’ai eu l’occasion de faire lors de l’essai Presse de la gamme Harley 2018. Imaginez un peu : toute la gamme 2018 à portée de main, un circuit routier adapté pour éprouver tenue de route et performances, du soleil, des routes sèches (en septembre !), que demander de plus ?

Remettons-nous dans l’ambiance. Je viens de faire quelques dizaines de kilomètres au guidon du Fat Boy 2018 (lire l’essai) et je profite de la pause à mi-parcours pour enfourcher le Slim tout en reluquant le Street Glide. Version 107 (CI, pas bourrins …). Selon vous, fidèles lecteurs, je vais ressentir très vite la différence entre Fat Boy et Slim ? Entre 107 et 114 ?

Oui !

Ces deux motos n’ont rien à voir. Rien de rien.

Essai Harley-Davidson Slim 2018, muscle et sex appeal au menu !

Essai Harley-Davidson Slim 2018, photo constructeur

La position de conduite sur le Slim est particulière, le torse penché sur le guidon moins relevé que celui du Fat Boy, les pieds en avant. J’apprécie moyen, c’est trop courbé pour moi et si ça passe pour faire quelques kilomètres et le beau en ville, je n’irais pas bien loin sur la route avec le Slim. Si tu as quelques dizaines d’années de moins que moi ne retiens pas cette dernière phrase … Lis plutôt la suite.

Et le 107 ? Pour être honnête ces motos d’essai sont neuves et les mécaniques ne sont pas rodées. J’aimerais les retrouver une fois libérées aussi je n’irai pas vous dire que le 107 est moins jouissif que le 114 car ce n’est pas le cas. C’est différent : le 107 pousse autant que le 114, un poil plus nerveux en bas. Il est peut-être un peu moins rempli en haut, mais la performance est proche. Le 114 devrait faire la différence en souplesse et linéarité quand le 107 est plus vif.

Surprise par contre en matière de maniabilité. Cette moto semble au demeurant lourde et longue avec un bon gros boudin à l’avant qui devrait lui retirer pas mal de facilité en entrée de courbe et en ville. Que nenni : le Slim vire court, se manœuvre d’un coup de fesses hanches et paf ça passe. Facile. 16kg de moins que les versions précédentes, ça aide. L’angle d’inclinaison maximum a été augmenté sur cette version 2018.

Le pneu arrière plus étroit que sur le Fat Boy en rajoute, il aide lui aussi à mettre la moto sur l’angle sur les routes à virages (à allure réglementaire hein ?). Le Slim s’avère plus vif que le Fat Boy, moins que le Fat Bob 2018 mais l’esprit n’est pas le même. La fourche à cartouche Racing fait le taf, ça tourne sans hésiter, ça tient le cap, la limite c’est vous !

Impression générale

Essai Harley-Davidson Slim 2018, muscle et sex appeal au menu !

Essai Harley-Davidson Slim 2018, photo constructeur

Que dire de plus sur le Slim 2018 si ce n’est que c’est roots à mort, faussement vintage car c’est une vraie bécane moderne, bien suspendue dans cette déclinaison 2018 et que l’engin freine suffisamment. Le phare rond « LED Signature » me rappelle mon Fat Boy, j’aime.

Le Slim n’a pas le sex appeal du Sportster 48 mais a le sien, une force vive qui en impose, un engin brut de forme, cash, sans fioritures, musclé. Et dispo en 114 si vous êtes gourmand (gourmande, ça fonctionne aussi).

Ce Slim 2018 vous permettra d’aller au boulot en ville tous les jours avec la banane, tout en vous permettant de prendre un grand pied les jours de sorties sur les routes à virages. Vous rirez au nez des scoots capuches à fourrures à chaque départ de feu et rien que pour ça c’est bon !

Le Slim cache son jeu sous des airs de moto un-peu-grosse-un-peu-poussive-un-peu-vintage mais essayez-le et vous allez vite comprendre qu’il y a de l’ADN Harley dedans.

Je ne suis pas fan des finitions mates et dark de ces dernières années, mais sur le Slim ça le fait, c’est la moto dark par excellence, le bon gros bobber qui s’affirme.

Reste la sempiternelle question : Slim ou Fat Boy ?

Je l’ai dit en intro, ces deux motos ne sont pas comparables. Mais elles restent proches quand même. Rien que pour la position de conduite et les longs trajets, pour moi c’est Fat Boy. Mais pour tout le reste, si vous cherchez une moto en décalage total avec la production japonaise du moment et inégalée chez les européennes ce Slim 2018 devrait vous ravir.

Votre budget est un peu court pour le 114 ? N’ayez crainte, le 107 a du souffle aussi.

Et vous, le Slim, vous en pensez quoi ?

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