Un repaire de motards bien sympa , Interview de David Mocrette

David Mocrette rencontré lors d’un événement moto sur Paris a bien voulu nous livrer quelques clefs de son succès dans la presse web moto et dévoiler son approche de ce monde ainsi que quelques anecdotes croustillantes.

Le repaire des motards c’est un énorme succès qui continue encore aujourd’hui »hui. quelles sont les clefs de la réussite, de la popularité de ton site ?

La passion est la clef. On est passionné par ce qu’on fait. Du coup, on ne compte pas nos jours, ni nos nuits, ni nos week-ends. Et il y a eu beaucoup de nuits blanches et tous les week-ends pris. Mais comme on se fait plaisir, on a voulu partager notre notre passion tout en permettant à chacun de participer à créer aussi une communauté. On ne se prend pas pour des paillotes et je pense que l’on est resté des motards comme les autres, ni meilleur ni moins bon. C’est peut-être cela la raison du succès, que chaque motard(e) s’y retrouve un peu du coup.

Depuis 1999 qu’est ce qui a changé dans la presse web en mieux en mois bien ou en différent ?

Avant 1999, il n’y avait qu’une voix pour parler de moto : la presse. Aujourd’hui, il y a toujours – un peu encore – la presse, mais aussi les réseaux sociaux, les blogueurs/vloggeurs, youtube… La voix de la moto s’est démocratisée et étendue. La moto est plus accessible à tous et chacun peut contribuer à un monde motard plus riche.

 

Est-ce que tu éprouves toujours de la passion, un frisson à découvrir de nouvelles motos, échanger sur celles-ci ?

On vit la moto tous les jours, au travers des motos mais aussi des motard(e)s et des rencontres. Que demander de plus que de vivre (de) sa passion tous les jours ? Mais c’est surtout l’humain qui est important et les rencontres fabuleuses que l’on peut faire, depuis le couple de « around Gaia » il y a quelques semaines à Motardie en vrai. La vie est une histoire de rencontres, que ce soit avec une moto et surtout des motard(e)s. C’est pour cela aussi le repaire des motards, et non pas le repaire des motos.

Quelles sont les dernières motos coup de coeur et grosse banane ?

La dernière banane, le mois dernier en Suisse pour essayer de l’équipement et des motos. Entre le temps (super beau), les paysages, les motos que l’on s’échangeait (BMW), c’était au top. En fait, dès que l’on me propose de rouler, je lâche tout et je pars rider. Mon kif est là.

Quelle place à Harley dans ton univers moto et dans ton site Le repaire des Motards ? Un essai d’une nouvelle Harley c’est un succès garanti ou un essai normal ?

Harley, c’est à la fois une marque à part, et une marque ‘comme les autres’. La différence principale c’est que l’on ne s’amuse pas à essayer une Harley pour mesurer les chevaux ou le couple, mais surtout pour le plaisir à « rider ». Et puis les « good vibes », c’est quand même unique…

Quel est ton modèle préféré de chez Harley et pourquoi ? Sensations, look, plaisir de conduire, confort ?

Pour faire de la route aux US, je préfère une Electra Glide, mais pour la France, si on doit faire du duo, je préfère une RoadKing et si solo, le Sportster XR 1200 X.

comment vois-tu l’avenir de la moto avec des normes toujours plus contraignantes du point de vue équipement et moteur ? Est-ce une évolution normale ou la fin d’un large espace de liberté ?

L’avenir ? l’électrique et le scooter ? pas trop mon trip, mais si cela peut amener à la moto, la vraie, certains, pourquoi pas ? Quant aux contraintes, elles font partie de l’évolution inéluctable (à défaut de normale). Certaines sont logiques (bruit, pollution) d’autres énervantes (plaques, vignettes, contrôles) et valent le coup de se battre pour défendre notre liberté. Un espace en voie de diminution, hélas…

On serait friand de quelques anecdotes dans vos multiples essais, car la moto c’est souvent l’aventure et l’inattendu 🙂
Bolivie, sur le Salar, mettre la poignée à toc, puis fermer les yeux, vraiment, et compter… J’ai tenu 1 minute 30 ! sensations garanties !

la route des trolls en Norvège dans un brouillard à couper au couteau. On ne voyait pas à 10 m. Et ça tournait sévère. J’ai flippé.

La traversée en été de jour de la vallée de la mort à moto. 55° C. mon bridge tout neuf n’a pas supporté, les caoutchoucs ont fondu, l’appareil est mort ce jour là après 2 semaines de vie. Heureusement, le Reflex Nikon a été plus résistant.

une invitation presse récente, par le train. En arrivant à « destination » et après une heure d’attente, on s’est aperçu que les billets de train reçus n’étaient pas les bons. On a du acheter des nouveaux billets pour aller là où on aurait du arriver depuis le début.
un voyage en Argentine… 35° le matin, on passe un col dans l’après-midi, la visière du casque givre… glace sur les lunettes, et l’équipement non prévu qui faisait que l’on arrivait plus à bouger les doigts pour freiner ou changer de vitesse. naturellement, c’était une piste de terre, et pas de route visible, dans une purée de poix.

En conclusion ton plus beau souvenir à moto ou ta devise 🙂
les plus beaux souvenirs, ce sont les voyages à moto, tous, depuis l’Amérique du Sud à l’Asie en passant par l’Afrique. Ils forment la jeunesse.

la même depuis le lancement du site, il y a 18 ans « qu’importe la moto pourvu que l’on ait l’ivresse ».

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